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    <title>Un Rabbin ne devrait pas dire ça</title>
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    <description>Rabbin David TOUBOUL</description>
    <pubDate>Thu, 09 Apr 2026 14:55:46 +0000</pubDate>
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      <title>Celui qui ne sait pas questionner</title>
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      <pubDate>Fri, 27 Mar 2026 09:15:00 +0000</pubDate>
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      <title>Paracha : Vayakhel - Pekoudey</title>
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      <pubDate>Fri, 13 Mar 2026 09:15:00 +0000</pubDate>
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      <title>Israël ne doit pas devenir l'Iran</title>
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      <description>Rabbin David TOUBOUL
Bonjour à tous,
Toutes les communautés ont leurs temps forts pendant l’année, des occasions, des rendez-vous à ne pas manquer. Des moments lors desquels l’énergie commune se ressent particulièrement. Je crois pouvoir dire que Pourim à Maayane Or en fait partie. Nous étions plus de 250 (un record !) à écouter la méguila, serrés dans notre synagogue, avec des enfants déguisés, surexcités, mais malgré tout concentrés pour présenter les pièces et scénettes qu’ils avaient préparées. 
Tout cela est merveilleux, j’en suis très fier, mais s’il n’y avait que cela, je ne prendrai pas la peine de vous le raconter à la radio.
Ce Pourim, à Maayane Or, il y eut autre chose. Quelque chose de spécial et à mon avis d’unique. Nous avons invité une délégation d’Iraniens installés à Nice, faisant partie des opposants au régime.
Non-Juifs, c’était pour eux la première fois qu’ils mettaient les pieds dans une synagogue. Après avoir manifesté au rassemblement en soutien au peuple Iranien qui vit des heures terribles, entre les bombardements et la répression du régime, ils ont accepté notre invitation sans, je crois, savoir ce qui les attendait. Car ils ont été applaudis très chaleureusement.
D’un côté comme de l’autre, nous avons démontré quelque chose de simple et de fort : le peuple Juif n’est pas l’ennemi du peuple Iranien. Pas plus qu’Israël n’est l’ennemi de l’Iran. 
Ce que disait encore hier soir une analyste invitée par le mouvement massorti dans une conférence en ligne. Elle expliquait que l’identité iranienne comportait deux éléments, deux marqueurs forts : l’identité Perse et l’identité musulmane chiite. Chaque fois, dans l’Histoire, qu’on tentait d’en privilégier une au détriment de l’autre, il y eut une révolte qui tirait de l’autre côté. Aujourd’hui, la guerre est contre le régime de la république islamique, une dictature totalitaire, ultra-répressive, contre lequel la population lutte de l’intérieur. Mais je le répète, dans cette lutte, nous sommes les alliés du peuple Iranien, pas ses ennemis. 
Car nous luttons pour les mêmes valeurs : la démocratie, et la liberté. Laquelle se décline de différentes manières, mais inclus la liberté de conscience. Celle de croire, et de ne pas croire. Celle d’accepter de vivre suivant des lois, règles et coutumes ancestrales, et celle de le refuser et d’en choisir d’autres. La liberté de pratiquer, ou de ne pas pratiquer. Ou encore : de pratiquer un peu, et pas complètement. Ou de pratiquer à sa manière, différente de celle prônée par une église ou un clergé. 
Ces libertés, en occident, ont été conquises de haute lutte par des révoltes et des révolutions. Chez nous, au sein du peuple Juif, elles ont plus ou moins évolué suivant l’influence des sociétés dans lesquelles nous nous trouvions. 
Le sionisme lui-même, je suis sûr que l’historien Georges Bensoussan va le rappeler mercredi soir au centre Kling, a débuté sous la forme d’une réforme et d’une contestation de la société juive traditionnelle, et d’un affranchissement d’une certaine théologie qui enjoignait de continuer à souffrir de l’exil plutôt que de lutter pour son indépendance.
Oui, je sais, « un rabbin ne devrait pas dire ça ». Dans l’esprit de certains, peut-être qu’un rabbin devrait dire qu’il n’y a qu’une seule manière d’être Juif, une bonne, conforme et « cachère », et que toutes les autres sont à éviter. Et que, pour préserver les gens de la tentation, il faudrait empêcher les autres sensibilités de s’exprimer. C’est ce que pensent certains dans l’Israël contemporain, nous l’avons vu lors des précédentes émissions.
Je ne veux pas en rajouter dans la polémique, mais juste dire que la visite d’Iraniens dans une synagogue le jour de Pourim, -alors qu’une guerre fait rage ! -représente un triple symbole : 
-        Celui de la fraternité de deux peuples qui refusent de se haïr et d’être ennemis 
-        Celui, évidemment, de la fête qui célèbre un événement dans lequel les Juifs du royaume de Perse ont vécu un grand danger dont ils ont triomphé miraculeusement
-        Mais surtout celui d’une fête dans lequel nous tournons en dérision et nous moquons de toutes les autorités, les règles rigides, les carcans du quotidien, pour mieux nous préparer à conquérir ou reconquérir la liberté à Pessah.
Je terminerai en disant que le peuple Iranien a beaucoup à apprendre de nous. Mais nous avons aussi des leçons à tirer de leur expérience. Et nous devons tenter, s’il n’est pas trop tard, d’empêcher que l’Israël contemporain connaisse, lui aussi, une période de dictature théocratique qui dénaturerait autant le Judaïsme que le sionisme, et nous ferait faire un bon en arrière dans l’Histoire, et un pas de plus vers la division, le fondamentalisme et l’obscurantisme. 
Cet après-midi à 15h15 le mouvement massorti Israélien nous invite à un office de kabbalat Chabbat sur zoom pour se soutenir mutuellement, tous les renseignements sur les réseaux sociaux de Maayane Or.
Chabbat chalom, et à la semaine prochaine !</description>
      <content:encoded><![CDATA[<p>Rabbin David TOUBOUL</p>
<p>Bonjour à tous,</p>
<p>Toutes les communautés ont leurs temps forts pendant l’année, des occasions, des rendez-vous à ne pas manquer. Des moments lors desquels l’énergie commune se ressent particulièrement. Je crois pouvoir dire que Pourim à Maayane Or en fait partie. Nous étions plus de <b>250</b> (un record !) à écouter la méguila, serrés dans notre synagogue, avec des enfants déguisés, surexcités, mais malgré tout concentrés pour présenter les pièces et scénettes qu’ils avaient préparées. </p>
<p>Tout cela est merveilleux, j’en suis très fier, mais s’il n’y avait que cela, je ne prendrai pas la peine de vous le raconter à la radio.</p>
<p>Ce Pourim, à Maayane Or, il y eut autre chose. Quelque chose de spécial et à mon avis d’unique. Nous avons invité une délégation d’Iraniens installés à Nice, faisant partie des opposants au régime.</p>
<p>Non-Juifs, c’était pour eux la première fois qu’ils mettaient les pieds dans une synagogue. Après avoir manifesté au rassemblement en soutien au peuple Iranien qui vit des heures terribles, entre les bombardements et la répression du régime, ils ont accepté notre invitation sans, je crois, savoir ce qui les attendait. Car ils ont été applaudis très chaleureusement.</p>
<p>D’un côté comme de l’autre, nous avons démontré quelque chose de simple et de fort : <b>le peuple Juif n’est pas l’ennemi du peuple Iranien. Pas plus qu’Israël n’est l’ennemi de l’Iran</b>. </p>
<p>Ce que disait encore hier soir une analyste invitée par le mouvement massorti dans une conférence en ligne. Elle expliquait que l’identité iranienne comportait deux éléments, deux marqueurs forts : l’identité Perse et l’identité musulmane chiite. Chaque fois, dans l’Histoire, qu’on tentait d’en privilégier une au détriment de l’autre, il y eut une révolte qui tirait de l’autre côté. Aujourd’hui, la guerre est contre le régime de la république islamique, une dictature totalitaire, ultra-répressive, contre lequel la population lutte de l’intérieur. Mais je le répète, dans cette lutte, nous sommes les alliés du peuple Iranien, pas ses ennemis. </p>
<p>Car nous luttons pour les mêmes valeurs : la démocratie, et la liberté. Laquelle se décline de différentes manières, mais inclus la liberté de conscience. Celle de croire, et de ne pas croire. Celle d’accepter de vivre suivant des lois, règles et coutumes ancestrales, et celle de le refuser et d’en choisir d’autres. La liberté de pratiquer, ou de ne pas pratiquer. Ou encore : de pratiquer un peu, et pas complètement. Ou de pratiquer à sa manière, différente de celle prônée par une église ou un clergé. </p>
<p>Ces libertés, en occident, ont été conquises de haute lutte par des révoltes et des révolutions. Chez nous, au sein du peuple Juif, elles ont plus ou moins évolué suivant l’influence des sociétés dans lesquelles nous nous trouvions. </p>
<p>Le sionisme lui-même, je suis sûr que l’historien Georges Bensoussan va le rappeler mercredi soir au centre Kling, a débuté sous la forme d’une réforme et d’une contestation de la société juive traditionnelle, et d’un affranchissement d’une certaine théologie qui enjoignait de continuer à souffrir de l’exil plutôt que de lutter pour son indépendance.</p>
<p>Oui, je sais, « un rabbin ne devrait pas dire ça ». Dans l’esprit de certains, peut-être qu’un rabbin devrait dire qu’il n’y a qu’une seule manière d’être Juif, une bonne, conforme et « cachère », et que toutes les autres sont à éviter. Et que, pour préserver les gens de la tentation, il faudrait empêcher les autres sensibilités de s’exprimer. C’est ce que pensent certains dans l’Israël contemporain, nous l’avons vu lors des précédentes émissions.</p>
<p>Je ne veux pas en rajouter dans la polémique, mais juste dire que la visite d’Iraniens dans une synagogue le jour de Pourim, -alors qu’une guerre fait rage ! -représente un triple symbole : </p>
<p><span><span>-<span>        </span></span></span>Celui de la fraternité de deux peuples qui refusent de se haïr et d’être ennemis </p>
<p><span><span>-<span>        </span></span></span>Celui, évidemment, de la fête qui célèbre un événement dans lequel les Juifs du royaume de Perse ont vécu un grand danger dont ils ont triomphé miraculeusement</p>
<p><span><span>-<span>        </span></span></span>Mais surtout celui d’une fête dans lequel nous tournons en dérision et nous moquons de toutes les autorités, les règles rigides, les carcans du quotidien, pour mieux nous préparer à conquérir ou reconquérir la liberté à Pessah.</p>
<p>Je terminerai en disant que le peuple Iranien a beaucoup à apprendre de nous. Mais nous avons aussi des leçons à tirer de leur expérience. Et nous devons tenter, s’il n’est pas trop tard, d’empêcher que l’Israël contemporain connaisse, lui aussi, une période de dictature théocratique qui dénaturerait autant le Judaïsme que le sionisme, et nous ferait faire un bon en arrière dans l’Histoire, et un pas de plus vers la division, le fondamentalisme et l’obscurantisme.</p><span> </span>
<p>Cet après-midi à 15h15 le mouvement massorti Israélien nous invite à un office de kabbalat Chabbat sur zoom pour se soutenir mutuellement, tous les renseignements sur les réseaux sociaux de Maayane Or.</p>
<p>Chabbat chalom, et à la semaine prochaine !</p>]]></content:encoded>
      <pubDate>Fri, 06 Mar 2026 09:15:00 +0000</pubDate>
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      <title>Rabbin Rivon KRYGIER</title>
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      <description>Rabbin Rivon KRYGIER invité du Rabbin David TOUBOUL</description>
      <content:encoded><![CDATA[<p>Rabbin Rivon KRYGIER invité du Rabbin David TOUBOUL</p>]]></content:encoded>
      <pubDate>Fri, 27 Feb 2026 09:15:00 +0000</pubDate>
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      <title>Les femmes du Mur</title>
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      <description>Rabbin David TOUBOUL
Bonjour à tous,
Mercredi, à l’occasion de la « néoménie » le premier jour du mois lunaire de Adar (Roch Hodech Adar) nous avons, à Maayane Or comme dans toutes les synagogues, organisé un office spécial, au cours duquel nous avons prié, chanté le Hallel, et sorti la Torah (puisque nous étions Minyan, c’est-à-dire 10 juifs présents) pour en lire l’extrait qui correspond, issu de la paracha Pinhas.
Rien que de très naturel, banal, et normal. 
Nous ne le faisons pas régulièrement depuis très longtemps, mais c’est dans une atmosphère joyeuse, sereine et bienveillante que nous nous sommes retrouvés pour faire ensemble ce que les juifs pratiquants font depuis des millénaires : se réunir pour célébrer le temps qui passe, et l’approche des mo’adim, les fêtes du calendrier de nos ancêtres. 
Ce mois qui vient de débuter, Adar, est le mois dans lequel a lieu la fête de Pourim. C’est dans cette perspective que les sages de la michna nous ont transmis ce petit dicton répété régulièrement : michénikhnass Adar (dès l’entrée, le début du mois de Adar), marbim bésimha (on augmente la joie). 
Il pourra être intéressant de parler, dans une autre occasion, de la signification profonde de ce dicton.
Mais cette année, je voudrais en évoquer une version revisitée, que mes collègues et amis ont diffusée dès mercredi matin : michénikhnass adar, marbim békaas (cette année, le début du mois de Adar est l’occasion de ressentir et d’exprimer… de la colère).
Eh oui ! les plus fidèles parmi vous l’auront remarqué, il y avait longtemps que je ne vous avais pas parlé des femmes du mur, ce groupe de courageuses dont je suis un fervent admirateur, qui va prier au Kotel tous les roch hodech depuis plus de trente ans, en affrontant l’agressivité et la violence de la part d’une minorité de fanatiques qui s’en prennent à eux violemment : sifflets, cris, insultes, doigts d’honneur, crachats, livres de prière déchirés… et depuis quelque temps intimidations, fouilles interminables et injustifiées, et passivité face aux agressions… de la part du service de sécurité censé maintenir l’ordre sur les lieux.
Après avoir accepté un compromis et signé un accord il y a dix ans sans jamais l’avoir réalisé, après avoir été condamné de multiples reprises par la haute cour de justice pour non-respect du principe d’égalité devant la loi et de la liberté de culte, le gouvernement s’entête à démontrer à quel point l’état d’Israël est de moins en moins… un état de droit, libre et démocratique.
Concrètement, que s’est-il passé ? Je le rappelle, on parle d’un groupe de femmes religieuses de tous les courants (orthodoxes, massorti, libéraux ou non affiliés), qui se rassemble à Jérusalem, au « kotel » pour prier, en revendiquant de pouvoir le faire au vu et au su de tous avec Talit et Téfilines. Et de lire dans la Torah quand c’est l’occasion de le faire. Ce groupe se nomme Néchot Hakotel ou « women of the wall », les femmes du mur.
Eh bien mercredi, alors qu’elles tentaient comme tous les mois depuis 30 ans d’accéder à la partie réservée aux femmes pour y prier tranquillement, on leur a interdit l’accès sous prétexte qu’elles portaient avec elles un sefer Torah. Elles ont alors décidé de le lire sur le terre-plein central, là où tout le monde a le droit de se tenir. C’est là que deux d’entre elles ont été arrêtées par la police et emmenées au commissariat pour y être placées en garde à vue. Le motif ? Trouble à l’ordre public. 
On croit rêver. Ou plutôt cauchemarder. 
Cela se passe en Israël, l’Etat fondé pour servir de refuge au peuple Juif et le protéger contre l’antisémitisme. 
La police empêche des Juifs et des Juives de prier sur les lieux saints du judaïsme.
Longtemps, je me suis empêché de prononcer cette phrase tellement elle fait mal au cœur, mais il faut s’y résoudre : l’état d’Israël est la seule démocratie occidentale dans laquelle paradoxalement les Juifs n’ont pas la liberté de culte.
Voilà ce qui arrive quand un état n’établit pas de séparation claire avec, non pas la religion, mais ses institutions religieuses qui très rapidement, par leur nature, ont une prétention hégémonique.
Le hasard fait que nous sommes en train d’organiser, à Maayane Or, un événement dont j’aurai l’occasion de vous reparler pour Yom Yérouchalaïm, le jour de la commémoration de la réunification de Jérusalem en juin 1967. Nous allons inviter un de mes enseignants, maintenant collègues : le rabbin Gil Nativ. Il faisait partie de la brigade parachutiste qui a combattu pour conquérir la vieille ville de Jérusalem. Il en a été chassé par des fanatiques ultra-orthodoxes en tant que rabbin massorti un jour de Ticha béAv dans les années 90. Et il a souvent participé aux rassemblements en soutien aux femmes du mur avec ses camarades et frères d’armes, sous le slogan : « ce n’est pas pour ça que nous avons combattu ».
Son exemple nous inspire et nous oblige. Nous ne cèderons pas. Nous ne baisserons pas les bras. Nous n’accepterons pas de laisser Israël abandonner ses valeurs de pluralisme, de liberté de conscience et de rassemblement de toutes les composantes du peuple Juif.
Car nous sommes religieux.
Et que nous lisons les textes.
Et dans la paracha Terouma que nous lirons ce chabbat, hommes et femmes réunis à la synagogue, nous trouverons encore cette mitsva, ce commandement de rassemblement de tous le peuple Juif autour d’un objectif : construire un sanctuaire pour la présence divine.
Chabbat chalom et à la semaine prochaine !</description>
      <content:encoded><![CDATA[<p>Rabbin David TOUBOUL</p>
<p>Bonjour à tous,</p>
<p>Mercredi, à l’occasion de la « néoménie » le premier jour du mois lunaire de Adar (Roch Hodech Adar) nous avons, à Maayane Or comme dans toutes les synagogues, organisé un office spécial, au cours duquel nous avons prié, chanté le Hallel, et sorti la Torah (puisque nous étions Minyan, c’est-à-dire 10 juifs présents) pour en lire l’extrait qui correspond, issu de la paracha Pinhas.</p>
<p>Rien que de très naturel, banal, et normal. </p>
<p>Nous ne le faisons pas régulièrement depuis très longtemps, mais c’est dans une atmosphère joyeuse, sereine et bienveillante que nous nous sommes retrouvés pour faire ensemble ce que les juifs pratiquants font depuis des millénaires : se réunir pour célébrer le temps qui passe, et l’approche des mo’adim, les fêtes du calendrier de nos ancêtres. </p>
<p>Ce mois qui vient de débuter, Adar, est le mois dans lequel a lieu la fête de Pourim. C’est dans cette perspective que les sages de la michna nous ont transmis ce petit dicton répété régulièrement : michénikhnass Adar (dès l’entrée, le début du mois de Adar), marbim bésimha (on augmente la joie). </p>
<p>Il pourra être intéressant de parler, dans une autre occasion, de la signification profonde de ce dicton.</p>
<p>Mais cette année, je voudrais en évoquer une version revisitée, que mes collègues et amis ont diffusée dès mercredi matin : michénikhnass adar, marbim békaas (cette année, le début du mois de Adar est l’occasion de ressentir et d’exprimer… de la colère).</p>
<p>Eh oui ! les plus fidèles parmi vous l’auront remarqué, il y avait longtemps que je ne vous avais pas parlé des femmes du mur, ce groupe de courageuses dont je suis un fervent admirateur, qui va prier au Kotel tous les roch hodech depuis plus de trente ans, en affrontant l’agressivité et la violence de la part d’une minorité de fanatiques qui s’en prennent à eux violemment : sifflets, cris, insultes, doigts d’honneur, crachats, livres de prière déchirés… et depuis quelque temps intimidations, fouilles interminables et injustifiées, et passivité face aux agressions… de la part du service de sécurité censé maintenir l’ordre sur les lieux.</p>
<p>Après avoir accepté un compromis et signé un accord il y a dix ans sans jamais l’avoir réalisé, après avoir été condamné de multiples reprises par la haute cour de justice pour non-respect du principe d’égalité devant la loi et de la liberté de culte, le gouvernement s’entête à démontrer à quel point l’état d’Israël est de moins en moins… un état de droit, libre et démocratique.</p>
<p>Concrètement, que s’est-il passé ? Je le rappelle, on parle d’un groupe de femmes religieuses de tous les courants (orthodoxes, massorti, libéraux ou non affiliés), qui se rassemble à Jérusalem, au « kotel » pour prier, en revendiquant de pouvoir le faire au vu et au su de tous avec Talit et Téfilines. Et de lire dans la Torah quand c’est l’occasion de le faire. Ce groupe se nomme Néchot Hakotel ou « women of the wall », les femmes du mur.</p>
<p>Eh bien mercredi, alors qu’elles tentaient comme tous les mois depuis 30 ans d’accéder à la partie réservée aux femmes pour y prier tranquillement, on leur a interdit l’accès sous prétexte qu’elles portaient avec elles un sefer Torah. Elles ont alors décidé de le lire sur le terre-plein central, là où tout le monde a le droit de se tenir. C’est là que deux d’entre elles ont été arrêtées par la police et emmenées au commissariat pour y être placées en garde à vue. Le motif ? Trouble à l’ordre public. </p>
<p>On croit rêver. Ou plutôt cauchemarder. </p>
<p>Cela se passe en Israël, l’Etat fondé pour servir de refuge au peuple Juif et le protéger contre l’antisémitisme. </p>
<p>La police empêche des Juifs et des Juives de prier sur les lieux saints du judaïsme.</p>
<p>Longtemps, je me suis empêché de prononcer cette phrase tellement elle fait mal au cœur, mais il faut s’y résoudre : l’état d’Israël est la seule démocratie occidentale dans laquelle paradoxalement les Juifs n’ont pas la liberté de culte.</p>
<p>Voilà ce qui arrive quand un état n’établit pas de séparation claire avec, non pas la religion, mais ses institutions religieuses qui très rapidement, par leur nature, ont une prétention hégémonique.</p>
<p>Le hasard fait que nous sommes en train d’organiser, à Maayane Or, un événement dont j’aurai l’occasion de vous reparler pour Yom Yérouchalaïm, le jour de la commémoration de la réunification de Jérusalem en juin 1967. Nous allons inviter un de mes enseignants, maintenant collègues : le rabbin Gil Nativ. Il faisait partie de la brigade parachutiste qui a combattu pour conquérir la vieille ville de Jérusalem. Il en a été chassé par des fanatiques ultra-orthodoxes en tant que rabbin massorti un jour de Ticha béAv dans les années 90. Et il a souvent participé aux rassemblements en soutien aux femmes du mur avec ses camarades et frères d’armes, sous le slogan : « ce n’est pas pour ça que nous avons combattu ».</p>
<p>Son exemple nous inspire et nous oblige. Nous ne cèderons pas. Nous ne baisserons pas les bras. Nous n’accepterons pas de laisser Israël abandonner ses valeurs de pluralisme, de liberté de conscience et de rassemblement de toutes les composantes du peuple Juif.</p>
<p>Car nous sommes religieux.</p>
<p>Et que nous lisons les textes.</p>
<p>Et dans la paracha Terouma que nous lirons ce chabbat, hommes et femmes réunis à la synagogue, nous trouverons encore cette mitsva, ce commandement de rassemblement de tous le peuple Juif autour d’un objectif : construire un sanctuaire pour la présence divine.</p>
<p>Chabbat chalom et à la semaine prochaine !</p>]]></content:encoded>
      <pubDate>Fri, 20 Feb 2026 09:00:00 +0000</pubDate>
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      <itunes:title>Les femmes du Mur</itunes:title>
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      <title>Eliora Peretz présente le programme Vé Ahavta</title>
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      <description>Eliora Peretz présente le programme Vé Ahavta au micro du Rabbin David TOUBOUL
Lien du programme : https://fuchsbergcenter.org/veahavta/
Rejoignez-nous pour trois semaines d’immersion alliant découverte, étude et partage. Ouvert à tous, quel que soit votre âge ou votre niveau de connaissance et de pratique, ce programme est animé par une équipe pédagogique passionnée et dynamique. Plongez au cœur de notre héritage en explorant la richesse des textes qui le composent. Au programme: oulpan chaque matin pour perfectionner votre hébreu et études approfondies en français chaque après-midi, dans une ambiance chaleureuse et stimulante au sein d’un cadre vibrant d’histoire et de spiritualité.
Depuis le 7 octobre, que ce soit à titre individuel ou en tant que peuple, nous sommes en quête d’outils concrets et d’une sagesse capable d’accompagner la guérison des blessures spirituelles et émotionnelles laissées par la guerre et ses conséquences. Cet été, Ve Ahavta ouvre un espace d’étude et de réflexion pour interroger un concept diffusé et popularisé en France par Boris Cyrulnik au lendemain de la Shoah: la résilience (חוסן) – ou comment renaître après l’épreuve?
La Torah rappelle, à travers ses textes et ses prières, l’unité profonde entre la guérison du corps et celle de l’âme (רפואת הנפש ורפואת הגוף). Durant ces trois semaines, nous rencontrerons des figures bibliques, midrashiques et talmudiques qui ont su, au cœur de l’épreuve, retrouver un chemin de vie. Nous explorerons également la dimension du Sod (סוד, « secret ») à travers la Kabbale, le Moussar et la Hassidoute, autant de voies intérieures permettant de transformer la douleur en renouveau.
Étudier ces trésors de la tradition juive à Jérusalem, ville chargée d’histoire et de spiritualité, confère à cette quête de réparation et de reconstruction une profondeur singulière.
Lien du programme : https://fuchsbergcenter.org/veahavta/</description>
      <content:encoded><![CDATA[<p>Eliora Peretz présente le programme Vé Ahavta au micro du Rabbin David TOUBOUL</p>
<p><a href="https://fuchsbergcenter.org/veahavta/"><strong>Lien du programme : https://fuchsbergcenter.org/veahavta/</strong></a></p>
<p><span>Rejoignez-nous pour trois semaines d’immersion alliant découverte, étude et partage. Ouvert à tous, quel que soit votre âge ou votre niveau de connaissance et de pratique, ce programme est animé par une équipe pédagogique passionnée et dynamique. Plongez au cœur de notre héritage en explorant la richesse des textes qui le composent. Au programme: oulpan chaque matin pour perfectionner votre hébreu et études approfondies en français chaque après-midi, dans une ambiance chaleureuse et stimulante au sein d’un cadre vibrant d’histoire et de spiritualité.</span></p>
<p><span>Depuis le 7 octobre, que ce soit à titre individuel ou en tant que peuple, nous sommes en quête d’outils concrets et d’une sagesse capable d’accompagner la guérison des blessures spirituelles et émotionnelles laissées par la guerre et ses conséquences. Cet été, Ve Ahavta ouvre un espace d’étude et de réflexion pour interroger un concept </span><span>diffusé et popularisé en France par Boris Cyrulnik au lendemain de la Shoah</span><span>: la résilience (חוסן) – ou comment renaître après l’épreuve?</span></p>
<p><span>La Torah rappelle, à travers ses textes et ses prières, l’unité profonde entre la guérison du corps et celle de l’âme (רפואת הנפש ורפואת הגוף). Durant ces trois semaines, nous rencontrerons des figures bibliques, midrashiques et talmudiques qui ont su, au cœur de l’épreuve, retrouver un chemin de vie. Nous explorerons également la dimension du Sod (סוד, « secret ») à travers la Kabbale, le Moussar et la Hassidoute, autant de voies intérieures permettant de transformer la douleur en renouveau.</span></p>
<p><span>Étudier ces trésors de la tradition juive à Jérusalem, ville chargée d’histoire et de spiritualité, confère à cette quête de réparation et de reconstruction une profondeur singulière.</span></p>
<p><span><a href="https://fuchsbergcenter.org/veahavta/"><strong>Lien du programme : https://fuchsbergcenter.org/veahavta/</strong></a></span></p>]]></content:encoded>
      <pubDate>Fri, 13 Feb 2026 09:15:00 +0000</pubDate>
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      <title>Les disparus nous accompagnent</title>
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      <description>Rabbin David TOUBOUL
Bonjour à tous,
Cette semaine il est impossible de ne pas faire de parallèle entre l’actualité et la paracha de ce chabbat, Bechalah.
Alors que nous recevions la nouvelle que le corps de Ran Gvili, le dernier otage à Gaza était enfin formellement identifié et allait pouvoir être rapatrié pour être inhumé dignement en Israël, je me posais la question : peut-on véritablement dire que c’est une bonne nouvelle et se réjouir ? 
Entendez-moi bien : évidemment, je ne nie pas que c’est un immense soulagement pour nous tous. Il ne reste plus aucun otage, vivant ou mort, à Gaza. Nous attendions cela depuis 843 jours. C’est la fin d’une longue période de souffrance et d’angoisse, de doute, de manifestations, de rassemblements, de collages d’affiche, de prières, de lutte et de combats.
Ces deux ans et demi, dont nous ne sommes pas sûrs qu’ils soient véritablement terminés, resteront dans nos mémoires comme une des périodes les plus terribles et sombres de notre histoire contemporaine.
Mon interrogation est sur la nature que doit prendre ce soulagement, bien légitime. Faut-il se réjouir, bien que ce soit un enterrement et un deuil ? Faut-il pleurer, en ce jour de victoire ? 
Que faire en cette période à la fois triste et joyeuse ? 
De quelle manière -décente- la souligner, alors que des milliers de familles sont endeuillées, des centaines de jeunes sont blessés physiquement et mentalement, certains à vie ?
Faut-il comme le dit le Talmud dans le traité Berakhot, prononcer une bénédiction pour le malheur comme on en prononce pour les occasions heureuses ?
Eh bien je tiens à dire ici, à l’antenne de Radio Chalom Nitsan, que la cérémonie à laquelle j’ai assisté hier soir à la grande synagogue de la rue Deloye, a su répondre à ces interrogations. 
Empreinte de dignité, de recueillement et de ferveur, cette soirée a parfaitement exprimé nos sentiments ambivalents.
Les prises de parole ont été remarquables du début à la fin. J’ai particulièrement apprécié la déclaration du début : ce n’est pas un jour de joie, c’est un jour de soulagement.
Le maire de Nice Christian Estrosi était présent, et nous avons pu le remercier pour son militantisme courageux pour les otages. Sans relâche, sans faiblir, et malgré les pressions et les menaces, il a été fidèlement à nos côtés du premier au dernier jour. Les hommages et applaudissements de la communauté étaient largement mérités.
Tout aussi mérités étaient les remerciements adressés à toutes les associations juives de la côte d’azur qui ont participé aux actions militantes de ces dernières années. C’est difficile à dire, mais les rassemblements, concerts, manifestations, malgré les circonstances… resteront de bons souvenirs. Des souvenirs d’unité, d’union, et de militantisme pour une cause transcendant toutes les différences.
Enfin, je tiens aussi à dire à quel point les remerciements à Radio Chalom Nistan et à Yossi son directeur d’antenne étaient tout aussi mérités. Les auditeurs le savent, les otages n’ont pas été oubliés, leur sort a été rappelé à l’antenne chacun des 843 jours qu’a duré cette terrible épreuve.
Maintenant que nous avons enfin retiré nos rubans jaunes, il faut vous parler de ce parallèle que je vous annonçais au début.
Le début de la paracha Bechalah est marqué par un été d’effervescence qui précède le départ des hébreux d’Egypte. Or, alors que tout le monde fait ses valises dans la précipitation, Moché n’a qu’une idée en tête : 
וַיִּקַּח מֹשֶׁה אֶת-עַצְמוֹת יוֹסֵף, עִמּוֹ: כִּי הַשְׁבֵּעַ הִשְׁבִּיעַ אֶת-בְּנֵי יִשְׂרָאֵל, לֵאמֹר, פָּקֹד יִפְקֹד אֱלֹהִים אֶתְכֶם, וְהַעֲלִיתֶם אֶת-עַצְמֹתַי מִזֶּה אִתְּכֶם.
« Moïse emporta en même temps les ossements de Joseph car celui-ci avait formellement adjuré les enfants d'Israël, en disant : "Dieu ne manquera pas de vous visiter et alors vous emporterez mes os de ce pays." »
Or le midrach nous dit que le lieu où se trouvaient le corps de Yossef n’était pas connu. Comment le retrouver ?
Un premier midrach enseigne qu’il était dans un cercueil de métal qu’on avait coulé dans le Nil. Un second, qu’il était dans une pièce où étaient entreposées les momies de tous les dignitaires d’Egypte, mais sans identification particulière.
Moché se trouve donc dans l’impasse, sous la pression. Il tient à accomplir la promesse faite à Yossef, mais comment ?
Il décide alors (simplement !), de l’appeler. « Yossef ! Yossef ! » fait dire à Moché le midrach, « le temps est venu, Dieu noue délivre, nous allons partir. Montre-toi, pour que je puisse t’emmener. Si tu restes silencieux, je considérerai que nous sommes déliés de la promesse que nous t’avons faite. »
Et le cercueil de Yossef, suivant les versions, se mit à flotter dans le fleuve ou à trembler et s’avancer pour s’identifier parmi les autres momies, pour que Moché puisse le reconnaître et l’emporter. 
Quel est le sens de ce midrach ? Peut-être souligne-t-il l’importance que nous accordons aux rites funéraires dans le judaïsme, et ce respect absolu que nous avons pour les corps de nos anciens, pour qu’ils ne soient pas profanés. 
Mais peut-être les sages cherchent-ils aussi à nous adresser un autre message. Ils nous disent que les morts nous accompagnent et font partie de nous. Leur présence, réelle ou symbolique, nous habite et nous oblige.
Nous ne les oublions pas. Nous ne pouvons pas les oublier. Quand bien même nous essaierions de le faire, ils se rappelleraient à notre souvenir de différentes manières, toujours inattendues.
Que le souvenir de tous les morts, sacrifiés pendant ces deux ans et demi, nous accompagnent dans nos avancées, nos luttes futures et nos batailles à venir qui n’ont qu’un seul objectif : la paix.
Chabbat chalom, et à la prochaine fois !</description>
      <content:encoded><![CDATA[<p>Rabbin David TOUBOUL</p>
<p>Bonjour à tous,</p>
<p>Cette semaine il est impossible de ne pas faire de parallèle entre l’actualité et la paracha de ce chabbat, Bechalah.</p>
<p>Alors que nous recevions la nouvelle que le corps de Ran Gvili, le dernier otage à Gaza était enfin formellement identifié et allait pouvoir être rapatrié pour être inhumé dignement en Israël, je me posais la question : peut-on véritablement dire que c’est une bonne nouvelle et se réjouir ? </p>
<p>Entendez-moi bien : évidemment, je ne nie pas que c’est un immense soulagement pour nous tous. Il ne reste plus aucun otage, vivant ou mort, à Gaza. Nous attendions cela depuis 843 jours. C’est la fin d’une longue période de souffrance et d’angoisse, de doute, de manifestations, de rassemblements, de collages d’affiche, de prières, de lutte et de combats.</p>
<p>Ces deux ans et demi, dont nous ne sommes pas sûrs qu’ils soient véritablement terminés, resteront dans nos mémoires comme une des périodes les plus terribles et sombres de notre histoire contemporaine.</p>
<p>Mon interrogation est sur la nature que doit prendre ce soulagement, bien légitime. Faut-il se réjouir, bien que ce soit un enterrement et un deuil ? Faut-il pleurer, en ce jour de victoire ? </p>
<p>Que faire en cette période à la fois triste et joyeuse ? </p>
<p>De quelle manière -décente- la souligner, alors que des milliers de familles sont endeuillées, des centaines de jeunes sont blessés physiquement et mentalement, certains à vie ?</p>
<p>Faut-il comme le dit le Talmud dans le traité Berakhot, prononcer une bénédiction pour le malheur comme on en prononce pour les occasions heureuses ?</p>
<p>Eh bien je tiens à dire ici, à l’antenne de Radio Chalom Nitsan, que la cérémonie à laquelle j’ai assisté hier soir à la grande synagogue de la rue Deloye, a su répondre à ces interrogations. </p>
<p>Empreinte de dignité, de recueillement et de ferveur, cette soirée a parfaitement exprimé nos sentiments ambivalents.</p>
<p>Les prises de parole ont été remarquables du début à la fin. J’ai particulièrement apprécié la déclaration du début : ce n’est pas un jour de joie, c’est un jour de soulagement.</p>
<p>Le maire de Nice Christian Estrosi était présent, et nous avons pu le remercier pour son militantisme courageux pour les otages. Sans relâche, sans faiblir, et malgré les pressions et les menaces, il a été fidèlement à nos côtés du premier au dernier jour. Les hommages et applaudissements de la communauté étaient largement mérités.</p>
<p>Tout aussi mérités étaient les remerciements adressés à toutes les associations juives de la côte d’azur qui ont participé aux actions militantes de ces dernières années. C’est difficile à dire, mais les rassemblements, concerts, manifestations, malgré les circonstances… resteront de bons souvenirs. Des souvenirs d’unité, d’union, et de militantisme pour une cause transcendant toutes les différences.</p>
<p>Enfin, je tiens aussi à dire à quel point les remerciements à Radio Chalom Nistan et à Yossi son directeur d’antenne étaient tout aussi mérités. Les auditeurs le savent, les otages n’ont pas été oubliés, leur sort a été rappelé à l’antenne chacun des 843 jours qu’a duré cette terrible épreuve.</p>
<p>Maintenant que nous avons enfin retiré nos rubans jaunes, il faut vous parler de ce parallèle que je vous annonçais au début.</p>
<p>Le début de la paracha Bechalah est marqué par un été d’effervescence qui précède le départ des hébreux d’Egypte. Or, alors que tout le monde fait ses valises dans la précipitation, Moché n’a qu’une idée en tête : </p>
<p><span>וַיִּקַּח מֹשֶׁה אֶת-עַצְמוֹת יוֹסֵף, עִמּוֹ: כִּי הַשְׁבֵּעַ הִשְׁבִּיעַ אֶת-בְּנֵי יִשְׂרָאֵל, לֵאמֹר, פָּקֹד יִפְקֹד אֱלֹהִים אֶתְכֶם, וְהַעֲלִיתֶם אֶת-עַצְמֹתַי מִזֶּה אִתְּכֶם</span><span>.</span></p>
<p>« Moïse emporta en même temps les ossements de Joseph car celui-ci avait formellement adjuré les enfants d'Israël, en disant : "Dieu ne manquera pas de vous visiter et alors vous emporterez mes os de ce pays." »</p>
<p>Or le midrach nous dit que le lieu où se trouvaient le corps de Yossef n’était pas connu. Comment le retrouver ?</p>
<p>Un premier midrach enseigne qu’il était dans un cercueil de métal qu’on avait coulé dans le Nil. Un second, qu’il était dans une pièce où étaient entreposées les momies de tous les dignitaires d’Egypte, mais sans identification particulière.</p>
<p>Moché se trouve donc dans l’impasse, sous la pression. Il tient à accomplir la promesse faite à Yossef, mais comment ?</p>
<p>Il décide alors (simplement !), de l’appeler. « Yossef ! Yossef ! » fait dire à Moché le midrach, « le temps est venu, Dieu noue délivre, nous allons partir. Montre-toi, pour que je puisse t’emmener. Si tu restes silencieux, je considérerai que nous sommes déliés de la promesse que nous t’avons faite. »</p>
<p>Et le cercueil de Yossef, suivant les versions, se mit à flotter dans le fleuve ou à trembler et s’avancer pour s’identifier parmi les autres momies, pour que Moché puisse le reconnaître et l’emporter. </p>
<p>Quel est le sens de ce midrach ? Peut-être souligne-t-il l’importance que nous accordons aux rites funéraires dans le judaïsme, et ce respect absolu que nous avons pour les corps de nos anciens, pour qu’ils ne soient pas profanés. </p>
<p>Mais peut-être les sages cherchent-ils aussi à nous adresser un autre message. Ils nous disent que les morts nous accompagnent et font partie de nous. Leur présence, réelle ou symbolique, nous habite et nous oblige.</p>
<p>Nous ne les oublions pas. Nous ne pouvons pas les oublier. Quand bien même nous essaierions de le faire, ils se rappelleraient à notre souvenir de différentes manières, toujours inattendues.</p>
<p>Que le souvenir de tous les morts, sacrifiés pendant ces deux ans et demi, nous accompagnent dans nos avancées, nos luttes futures et nos batailles à venir qui n’ont qu’un seul objectif : la paix.</p>
<p>Chabbat chalom, et à la prochaine fois !</p>]]></content:encoded>
      <pubDate>Fri, 30 Jan 2026 09:15:00 +0000</pubDate>
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    <item>
      <title>Les débuts de l'histoire</title>
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      <description>Rabbin David TOUBOUL
Bonjour à tous,
Si je vous annonce que demain que nous lirons le début de la Torah, vous allez dire que j’ai plus de trois mois de retard ! Vous savez tous que nous lisons le début de la Torah à Simhat Torah, et le relisons le chabbat suivant, chabbat de la paracha Béréchit.
Et pourtant ! Le célèbre commentateur Rachi nous annonce dans son commentaire sur le premier verset de la Genèse que théoriquement, la Torah n’aurait pas dû commencer par « béréchit bara Elohim ète hachamayim vé-ète haarets », « au commencement Dieu créa le ciel et la terre… ». 
Curieuse affirmation ! Bien que ce texte soit très célèbre, je ne l’ai véritablement compris qu’en étudiant un jour un jour avec le regretté rabbin Adin Steinsaltz à Jérusalem. Il expliquait qu’à une exception notable, le Michné Torah, le code de lois de Maïmonide, aucun livre juif ne commençait par le début. Nos textes classiques commencent toujours par le milieu. Ils nous demandent de nous jeter à l’eau et de nager en acceptant de boire la tasse plusieurs fois avant de trouver quelque part, à l’intérieur, le début du livre.
Ainsi en est-il de la Torah, nous dit Rachi, qui aurait dû commencer au milieu de la paracha Bo, celle que nous lirons demain.
On y trouve en effet ce que Rachi décrit comme étant la première mitsva prescrite directement par Dieu au peuple d’Israël : le compte du temps.
הַחֹדֶשׁ הַזֶּה לָכֶם, רֹאשׁ חֳדָשִׁים: רִאשׁוֹן הוּא לָכֶם, לְחָדְשֵׁי הַשָּׁנָה
« Ce mois-ci est pour vous le commencement des mois ; il sera pour vous le premier des mois de l'année »
C’est cela, nous dit Rachi, le vrai commencement de la Torah. Le jour où Dieu s’adresse à Moché et Aaron, et leur demande de transmettre à l’ensemble du peuple que dorénavant ils utiliseront un calendrier qui leur est propre, et qui n’est pas celui de l’Egypte. 
Une marque d’indépendance. Couplée de l’affirmation que le premier jour du calendrier, c’est maintenant. Et que commence le compte à rebours, d’une quinzaine de jours, jusqu’à la libération définitive. 
Le premier des mois du calendrier juif, le mois de Nissan, marque le déclenchement de la fin de la servitude.
Imaginons un instant que la Torah débute effectivement par ce verset, sans explication sur le contexte, sans présentation du peuple d’Israël, sans Histoire… nous nous retrouverions en face d’une prescription à respecter, et aurions le sentiment que la seule histoire qui nous intéresse dans la création est l’histoire singulière du peuple juif. Que les autres humains ne nous seraient présentés que parce qu’ils entrent en relation avec nous. Nous serions devant une Torah désincarnée, une religion inscrite plus dans le temps que dans l’espace, qui ne s’inscrit pas dans l’histoire humaine.
Or, et c’est toujours le sens du midrach que cite Rachi, connaître l’ensemble de l’Histoire humaine, les enchaînements de causes et d’effets qui ont participé à la formation du présent, est essentiel pour définir qui nous sommes, et donner un sens à notre présent et notre avenir.
Connaître l’histoire, c’est se donner les moyens de justifier de sa présence au monde, et dire pourquoi on existe. 
Le compte du temps est absolument essentiel dans une société. Sa maîtrise est un enjeu considérable. Avoir un calendrier c’est avoir son identité et son indépendance par rapport aux autres sociétés. 
La manière dont nos ancêtres déterminaient les débuts de mois, comptaient les années en faisant en sorte de corriger le calendrier lunaire pour que nos fêtes annuelles tombent toujours en leur saison, tout cela est décrit avec force détails dans le Talmud, et cela fait l’objet d’une abondante littérature.
Or, la Torah ne commence pas par cela. Elle choisit de nous raconter l’histoire de la création de toutes les choses, dans un passé mythologique hors des notions de temporalité, pour lequel les dates et durées sont complètement absentes.
Mais alors, pour quelle raison la Torah commence-t-elle par ce début qui n’en est pas un ? Un commencement qui n’a que l’illusion d’un commencement ? Une description des origines du monde, ce que l’on nomme du terme un peu pompeux de « cosmogonie » ?
Pour le midrach que cite Rachi, c’est pour justifier de la présence des juifs sur la terre de Canaan. Si on nous traite de voleurs ou de colonisateurs, nous pourrons répondre que la Terre appartient n’appartient qu’à Dieu et que Lui seul décide qui peut l’occuper et où.
Je laisse chacun juger de la validité de l’argument.
Pour ma part, je retiens surtout l’importance capitale que revêt pour nous Juifs l’enseignement de l’Histoire et de la mémoire. Pour nombre d’historiens et de philosophes, les hébreux anciens auteurs de la Bible ont introduit dans l’Histoire humaine un « hidouch » une innovation remarquable : le temps est linéaire. Ce n’est pas une suite ininterrompue et éternelle de successions de saisons qui reviennent les unes après les autres. L’Histoire a un début. Elle a aussi une fin. Et elle a aussi une finalité, un but.
Être dans l’Histoire, c’est être conscient qu’on avance et agit sur la suite du temps. Et qu’on influe, de manière minime, sur la direction qu’il prend. Sur son progrès. 
Pour nous Juifs massorti l’enseignement de l’Histoire est primordial, car nous nous réclamons d’une école philosophique qui se nomme le positivisme historique. Nous faisons donc de l’enseignement de l’Histoire juive et de l’Histoire du peuple Juif un élément central de notre Torah.
Pour que nos enfants sachent quelle place ils occupent dans la chaine de transmission.
Pour leur faire comprendre le monde tel qu’il fut, tel qu’il est, et se projeter dans l’avenir.
Pour ne pas se laisser manipuler par des charlatans, complotistes, fondamentalistes et manipulateurs, qui font croire à des « histoires ».
Pour toutes ces raisons, et pour d’autres encore, j’enseignerai une partie de l’histoire de notre peuple aux enfants de notre mouvement de jeunesse Noam réunis pour chabbat demain matin.
Chabbat chalom, et à la semaine prochaine ! </description>
      <content:encoded><![CDATA[<p>Rabbin David TOUBOUL</p>
<p>Bonjour à tous,</p>
<p>Si je vous annonce que demain que nous lirons le début de la Torah, vous allez dire que j’ai plus de trois mois de retard ! Vous savez tous que nous lisons le début de la Torah à Simhat Torah, et le relisons le chabbat suivant, chabbat de la paracha Béréchit.</p>
<p>Et pourtant ! Le célèbre commentateur Rachi nous annonce dans son commentaire sur le premier verset de la Genèse que théoriquement, la Torah n’aurait pas dû commencer par « béréchit bara Elohim ète hachamayim vé-ète haarets », « au commencement Dieu créa le ciel et la terre… ». </p>
<p>Curieuse affirmation ! Bien que ce texte soit très célèbre, je ne l’ai véritablement compris qu’en étudiant un jour un jour avec le regretté rabbin Adin Steinsaltz à Jérusalem. Il expliquait qu’à une exception notable, le Michné Torah, le code de lois de Maïmonide, aucun livre juif ne commençait par le début. Nos textes classiques commencent toujours par le milieu. Ils nous demandent de nous jeter à l’eau et de nager en acceptant de boire la tasse plusieurs fois avant de trouver quelque part, à l’intérieur, le début du livre.</p>
<p>Ainsi en est-il de la Torah, nous dit Rachi, qui aurait dû commencer au milieu de la paracha Bo, celle que nous lirons demain.</p>
<p>On y trouve en effet ce que Rachi décrit comme étant la première mitsva prescrite directement par Dieu au peuple d’Israël : le compte du temps.</p>
<p><span>הַחֹדֶשׁ הַזֶּה לָכֶם, רֹאשׁ חֳדָשִׁים: רִאשׁוֹן הוּא לָכֶם, לְחָדְשֵׁי הַשָּׁנָה</span><span></span></p>
<p>« Ce mois-ci est pour vous le commencement des mois ; il sera pour vous le premier des mois de l'année »<span></span></p>
<p>C’est cela, nous dit Rachi, le vrai commencement de la Torah. Le jour où Dieu s’adresse à Moché et Aaron, et leur demande de transmettre à l’ensemble du peuple que dorénavant ils utiliseront un calendrier qui leur est propre, et qui n’est pas celui de l’Egypte. </p>
<p>Une marque d’indépendance. Couplée de l’affirmation que le premier jour du calendrier, c’est maintenant. Et que commence le compte à rebours, d’une quinzaine de jours, jusqu’à la libération définitive. </p>
<p>Le premier des mois du calendrier juif, le mois de Nissan, marque le déclenchement de la fin de la servitude.</p>
<p>Imaginons un instant que la Torah débute effectivement par ce verset, sans explication sur le contexte, sans présentation du peuple d’Israël, sans Histoire… nous nous retrouverions en face d’une prescription à respecter, et aurions le sentiment que la seule histoire qui nous intéresse dans la création est l’histoire singulière du peuple juif. Que les autres humains ne nous seraient présentés que parce qu’ils entrent en relation avec nous. Nous serions devant une Torah désincarnée, une religion inscrite plus dans le temps que dans l’espace, qui ne s’inscrit pas dans l’histoire humaine.</p>
<p>Or, et c’est toujours le sens du midrach que cite Rachi, connaître l’ensemble de l’Histoire humaine, les enchaînements de causes et d’effets qui ont participé à la formation du présent, est essentiel pour définir qui nous sommes, et donner un sens à notre présent et notre avenir.</p>
<p>Connaître l’histoire, c’est se donner les moyens de justifier de sa présence au monde, et dire pourquoi on existe. </p>
<p>Le compte du temps est absolument essentiel dans une société. Sa maîtrise est un enjeu considérable. Avoir un calendrier c’est avoir son identité et son indépendance par rapport aux autres sociétés. </p>
<p>La manière dont nos ancêtres déterminaient les débuts de mois, comptaient les années en faisant en sorte de corriger le calendrier lunaire pour que nos fêtes annuelles tombent toujours en leur saison, tout cela est décrit avec force détails dans le Talmud, et cela fait l’objet d’une abondante littérature.</p>
<p>Or, la Torah ne commence pas par cela. Elle choisit de nous raconter l’histoire de la création de toutes les choses, dans un passé mythologique hors des notions de temporalité, pour lequel les dates et durées sont complètement absentes.</p>
<p>Mais alors, pour quelle raison la Torah commence-t-elle par ce début qui n’en est pas un ? Un commencement qui n’a que l’illusion d’un commencement ? Une description des origines du monde, ce que l’on nomme du terme un peu pompeux de « cosmogonie » ?</p>
<p>Pour le midrach que cite Rachi, c’est pour justifier de la présence des juifs sur la terre de Canaan. Si on nous traite de voleurs ou de colonisateurs, nous pourrons répondre que la Terre appartient n’appartient qu’à Dieu et que Lui seul décide qui peut l’occuper et où.</p>
<p>Je laisse chacun juger de la validité de l’argument.</p>
<p>Pour ma part, je retiens surtout l’importance capitale que revêt pour nous Juifs l’enseignement de l’Histoire et de la mémoire. Pour nombre d’historiens et de philosophes, les hébreux anciens auteurs de la Bible ont introduit dans l’Histoire humaine un « hidouch » une innovation remarquable : le temps est linéaire. Ce n’est pas une suite ininterrompue et éternelle de successions de saisons qui reviennent les unes après les autres. L’Histoire a un début. Elle a aussi une fin. Et elle a aussi une finalité, un but.</p>
<p>Être dans l’Histoire, c’est être conscient qu’on avance et agit sur la suite du temps. Et qu’on influe, de manière minime, sur la direction qu’il prend. Sur son progrès. </p>
<p>Pour nous Juifs massorti l’enseignement de l’Histoire est primordial, car nous nous réclamons d’une école philosophique qui se nomme le positivisme historique. Nous faisons donc de l’enseignement de l’Histoire juive et de l’Histoire du peuple Juif un élément central de notre Torah.</p>
<p>Pour que nos enfants sachent quelle place ils occupent dans la chaine de transmission.</p>
<p>Pour leur faire comprendre le monde tel qu’il fut, tel qu’il est, et se projeter dans l’avenir.</p>
<p>Pour ne pas se laisser manipuler par des charlatans, complotistes, fondamentalistes et manipulateurs, qui font croire à des « histoires ».</p>
<p>Pour toutes ces raisons, et pour d’autres encore, j’enseignerai une partie de l’histoire de notre peuple aux enfants de notre mouvement de jeunesse Noam réunis pour chabbat demain matin.</p>
<p>Chabbat chalom, et à la semaine prochaine !</p><p> </p>]]></content:encoded>
      <pubDate>Fri, 23 Jan 2026 09:15:00 +0000</pubDate>
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      <itunes:title>Les débuts de l'histoire</itunes:title>
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    <item>
      <title>Les circoncisions</title>
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      <description>Rabbin David TOUBOUL
Bonjour à tous,
Quel est le point commun entre ces quatre organes : les oreilles, le cœur, les lèvres et le sexe masculin ? Et quel particularité ces éléments partagent-ils avec… un arbre ?
 
Je ne vous laisse pas réfléchir plus longtemps, je suis en train de vous parler d’un midrach sur un verset de la paracha de cette semaine : 
וַיְדַבֵּ֣ר מֹשֶׁ֔ה לִפְנֵ֥י ה' לֵאמֹ֑ר הֵ֤ן בְּנֵֽי־יִשְׂרָאֵל֙ לֹֽא־שָׁמְע֣וּ אֵלַ֔י וְאֵיךְ֙ יִשְׁמָעֵ֣נִי פַרְעֹ֔ה וַאֲנִ֖י עֲרַ֥ל שְׂפָתָֽיִם
« Moché dit à Dieu : « Quoi, les enfants d’Israël ne m’ont pas écouté, comment Pharaon m’écouterait alors que je suis incirconcis des lèvres ? »
Sur cette étrange formulation de Moché pour décrire son défaut de prononciation, ou sa difficulté à parler, le midrach indique que le mot ערל apparaît dans la Torah en relation avec quatre organes du corps humains : les oreilles (quand le prophète Jérémie se plein que les juifs ne l’écoutent pas, il emploie cette expression ערלה אזנם comme pour signifier que leur oreille est bouché par une excroissance), le cœur (quand la Torah nous exhorte à circoncire les excroissances de nos cœurs ומלתם את בשר ערלתכם), la chair évidemment avec la circoncision d’Abraham et de toute sa descendance, et les lèvres donc, puisque Moché emploie ce terme pour dire qu’il parle difficilement.
Ce mot désigne aussi les fruits de l’arbre qui sont interdits à la consommation les trois années qui suivent sa plantation.
Rachi explique qu’à son avis la racine ערל (incirconcision) évoque l’idée de fermeture, quelque chose qui recouvre et soustrait à la vue, un écran, une fermeture à la sensibilité. C’est la fonction du prépuce.
Que nous dit donc le midrach ? 
Nous naissons avec un prépuce, et la Torah nous demande de l’enlever pour être « tamim », complet, c’est-à-dire que l’homme doit parachever l’œuvre de la nature. Dieu cherche, en quelque sorte, à nous associer à l’œuvre de la création. Eh bien nous naissons aussi avec une excroissance qui bouche nos oreilles et notre cœur : l’écoute à l’autre, la sensibilité et l’empathie ne sont pas des qualités innées. Elles se développent, après qu’une certaine éducation nous ait permis de retirer un à un les écrans qui empêchent le contact de leur sensibilité.
Le problème étant que contrairement au prépuce, les excroissances symboliques des oreilles et du cœur repoussent régulièrement si on ne prend pas la peine d’entretenir sa circoncision. « Entretenir sa circoncision » ? La formulation de cette idée peut sembler maladroite, et entrainer quelques ricanements.
Et pourtant !
Dans le mot circoncision, nous juifs entendons le mot « alliance », Brit. Une alliance qui se fait par la coupure, la césure, et la séparation d’un morceau de peau qui obture et qui couvre, et par là désensibilise.
Être fidèle à l’alliance prescrite par la Torah, c’est circoncire les prépuces. C’est aussi circoncire les cœurs, les oreilles et les bouches. Et cela se fait par une attention particulière accordée aux mots, puisque le « milah » de Brit Milah, peut autant signifier coupure que mot.
Nous sommes donc tenus de respecter une alliance par les mots qui pénètrent nos oreilles et nos cœurs, ainsi que par ceux qui sortent de nos bouches.
Il nous faut tout d’abord les filtrer et les trier soigneusement.
Puis prendre le luxe d’une certaine lenteur, en les laissant lentement se diffuser dans nos esprits, produire leur effet, et permettre à notre intellect de les digérer en absorbant ce qui est nécessaire et en rejetant le superflu ou le nocif.
Enfin, en ouvrant à notre tour la parole pour restituer une information, donner un avis, ou échanger avec quelqu’un, nous devons peser soigneusement les mots qui traverseront nos lèvres.
Chers auditeurs, je l’ai dit ici-même à de nombreuses reprises, et je ne crois pas être le seul : nous devons nous protéger et protéger nos proches face au flot d’horreurs que charrie l’actualité !
Il faut limiter ses accès aux réseaux sociaux, choisir soigneusement ses sources d’information, et ne pas relayer n’importe quoi. Mais si c’était seulement pour dire cela, vous n’auriez pas besoin de moi.
Je voudrais un instant revenir sur Moché dans la paracha Vaéra. Découragé parce qu’on ne l’entend pas, ou qu’il n’arrive pas à bien se faire entendre, il partage avec Dieu son désespoir en l’exprimant sous forme de kal vahomer, un raisonnement à fortiori : si même les hébreux, mes frères, à qui j’apportai une bonne nouvelle, n’ont pas voulu m’écouter et sont restés sourds à mes paroles, comment arriverai-je à convaincre Pharaon ?!
On peut y voir un message aux juifs de l’époque comme à ceux d’aujourd’hui : si nous ne nous écoutons pas entre nous, avec respect, attention et sincérité, comment pouvons-nous espérer que nos ennemis nous écoutent et nous considèrent ? Le premier combat à mener est donc pour l’union entre nous, malgré nos différences. C’est la mère de toutes les batailles. Tout le reste en dépend.
Chabbat chalom, et à la semaine prochaine ! </description>
      <content:encoded><![CDATA[<p>Rabbin David TOUBOUL</p>
<p>Bonjour à tous,</p>
<p>Quel est le point commun entre ces quatre organes : les oreilles, le cœur, les lèvres et le sexe masculin ? Et quel particularité ces éléments partagent-ils avec… un arbre ?</p>
<p></p><p> </p>
<p>Je ne vous laisse pas réfléchir plus longtemps, je suis en train de vous parler d’un midrach sur un verset de la paracha de cette semaine : </p>
<p><span>וַיְדַבֵּ֣ר מֹשֶׁ֔ה לִפְנֵ֥י ה' לֵאמֹ֑ר הֵ֤ן בְּנֵֽי־יִשְׂרָאֵל֙ לֹֽא־שָׁמְע֣וּ אֵלַ֔י וְאֵיךְ֙ יִשְׁמָעֵ֣נִי פַרְעֹ֔ה וַאֲנִ֖י עֲרַ֥ל שְׂפָתָֽיִם</span><span></span></p>
<p><span>« Moché dit à Dieu : « Quoi, les enfants d’Israël ne m’ont pas écouté, comment Pharaon m’écouterait alors que je suis incirconcis des lèvres ? »</span></p>
<p>Sur cette étrange formulation de Moché pour décrire son défaut de prononciation, ou sa difficulté à parler, le midrach indique que le mot <span>ערל</span><span> apparaît dans la Torah en relation avec quatre organes du corps humains : les oreilles (quand le prophète Jérémie se plein que les juifs ne l’écoutent pas, il emploie cette expression <span>ערלה אזנם</span> comme pour signifier que leur oreille est bouché par une excroissance), le cœur (quand la Torah nous exhorte à circoncire les excroissances de nos cœurs <span>ומלתם את בשר ערלתכם</span>), la chair évidemment avec la circoncision d’Abraham et de toute sa descendance, et les lèvres donc, puisque Moché emploie ce terme pour dire qu’il parle difficilement.</span></p>
<p><span>Ce mot désigne aussi les fruits de l’arbre qui sont interdits à la consommation les trois années qui suivent sa plantation.</span></p>
<p><span>Rachi explique qu’à son avis la racine <span>ערל</span>(incirconcision) évoque l’idée de fermeture, quelque chose qui recouvre et soustrait à la vue, un écran, une fermeture à la sensibilité. C’est la fonction du prépuce.</span></p>
<p><span>Que nous dit donc le midrach ? </span></p>
<p><span>Nous naissons avec un prépuce, et la Torah nous demande de l’enlever pour être « tamim », complet, c’est-à-dire que l’homme doit parachever l’œuvre de la nature. Dieu cherche, en quelque sorte, à nous associer à l’œuvre de la création. Eh bien nous naissons aussi avec une excroissance qui bouche nos oreilles et notre cœur : l’écoute à l’autre, la sensibilité et l’empathie ne sont pas des qualités innées. Elles se développent, après qu’une certaine éducation nous ait permis de retirer un à un les écrans qui empêchent le contact de leur sensibilité.</span></p>
<p><span>Le problème étant que contrairement au prépuce, les excroissances symboliques des oreilles et du cœur repoussent régulièrement si on ne prend pas la peine d’entretenir sa circoncision. « Entretenir sa circoncision » ? La formulation de cette idée peut sembler maladroite, et entrainer quelques ricanements.</span></p>
<p><span>Et pourtant !</span></p>
<p><span>Dans le mot circoncision, nous juifs entendons le mot « alliance », Brit. Une alliance qui se fait par la coupure, la césure, et la séparation d’un morceau de peau qui obture et qui couvre, et par là désensibilise.</span></p>
<p><span>Être fidèle à l’alliance prescrite par la Torah, c’est circoncire les prépuces. C’est aussi circoncire les cœurs, les oreilles et les bouches. Et cela se fait par une attention particulière accordée aux mots, puisque le « milah » de Brit Milah, peut autant signifier coupure que mot.</span></p>
<p><span>Nous sommes donc tenus de respecter une alliance par les mots qui pénètrent nos oreilles et nos cœurs, ainsi que par ceux qui sortent de nos bouches.</span></p>
<p><span>Il nous faut tout d’abord les filtrer et les trier soigneusement.</span></p>
<p><span>Puis prendre le luxe d’une certaine lenteur, en les laissant lentement se diffuser dans nos esprits, produire leur effet, et permettre à notre intellect de les digérer en absorbant ce qui est nécessaire et en rejetant le superflu ou le nocif.</span></p>
<p><span>Enfin, en ouvrant à notre tour la parole pour restituer une information, donner un avis, ou échanger avec quelqu’un, nous devons peser soigneusement les mots qui traverseront nos lèvres.</span></p>
<p><span>Chers auditeurs, je l’ai dit ici-même à de nombreuses reprises, et je ne crois pas être le seul : nous devons nous protéger et protéger nos proches face au flot d’horreurs que charrie l’actualité !</span></p>
<p><span>Il faut limiter ses accès aux réseaux sociaux, choisir soigneusement ses sources d’information, et ne pas relayer n’importe quoi. Mais si c’était seulement pour dire cela, vous n’auriez pas besoin de moi.</span></p>
<p><span>Je voudrais un instant revenir sur Moché dans la paracha Vaéra. Découragé parce qu’on ne l’entend pas, ou qu’il n’arrive pas à bien se faire entendre, il partage avec Dieu son désespoir en l’exprimant sous forme de kal vahomer, un raisonnement à fortiori : si même les hébreux, mes frères, à qui j’apportai une bonne nouvelle, n’ont pas voulu m’écouter et sont restés sourds à mes paroles, comment arriverai-je à convaincre Pharaon ?!</span></p>
<p><span>On peut y voir un message aux juifs de l’époque comme à ceux d’aujourd’hui : si nous ne nous écoutons pas entre nous, avec respect, attention et sincérité, comment pouvons-nous espérer que nos ennemis nous écoutent et nous considèrent ? Le premier combat à mener est donc pour l’union entre nous, malgré nos différences. C’est la mère de toutes les batailles. Tout le reste en dépend.</span></p>
<p><span>Chabbat chalom, et à la semaine prochaine ! </span></p>]]></content:encoded>
      <pubDate>Fri, 16 Jan 2026 09:15:00 +0000</pubDate>
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    <item>
      <title>Les deux noms</title>
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      <description>Rabbin David TOUBOUL
Bonjour à tous, et heureux de vous retrouver après une interruption de quelques semaines.
Ce chabbat coïncide avec l’ouverture d’un nouveau livre, une nouvelle histoire, qui est à la fois la suite chronologique de la précédente tout en étant une histoire indépendante, avec des héros nouveaux, et ses propres unités de temps et de lieu.
Les titres que portent ce livre, le deuxième dans l’ordre de lecture de la Torah, méritent qu’on s’y attarde. 
En hébreu, il s’appelle le livre des Noms (Chemot). Non seulement parce que c’est le premier mot du texte (en exceptant la préposition qui l’introduit), mais surtout parce que le sujet du premier chapitre est de compter la famille, la tribu venue s’installer en Egypte. 
Et de les nommer. 
Pour bien exprimer le fait que le peuple qui fait plonger ses racines et son identité dans ces textes ne se pense pas comme une entité monolithique, héritier de caractéristiques spécifiques issus d’un ancêtre unique. Non, l’identité du peuple des bné Israël est faite du mélange, de l’alliage entre douze personnalités, douze expériences, douze modalités, qui, bien que différentes, rivales, parfois opposées et en conflit, parviennent à s’unir pour former un peuple nombreux et puissant.
Dans les traductions, le titre de ce livre fait référence au contenu du récit : L’Exode, comme si tous les éléments de détails de la narration n’avaient qu’un seul but : illustrer les circonstances dans lesquelles le peuple hébreu est sorti du pays d’Egypte où ils étaient réduits en esclavage. 
Comme une manière de dire que le récit de l’entrée dans ce pays n’est qu’un prélude au récit de la délivrance et de la rédemption.
J’insiste, parce que c’est essentiel : le livre porte deux titres différents. Différents non seulement par la traduction, mais par la signification qu’on lui donne. 
Les juifs l’appellent le livre des Noms, en mettant l’accent sur chacune des personnalités qui le composent, et qui constituent son identité.
D’autres l’appellent le livre de l’Exode, pour mettre en exergue l’événement le plus central, fondateur d’une autre composante de l’identité juive : la sortie d’Egypte et la libération de l’oppression et de l’esclavage.
Bien que lisant la Torah en hébreu chaque chabbat, j’affirme aujourd’hui qu’aucun des deux n’a tort, et que les deux noms sont nécessaires à la compréhension du texte. Plus que cela : les deux noms peuvent nous aider à exprimer la מבוכה, la perplexité et l’inquiétude face au monde qui change devant nous, et qui devient de plus en plus brutal et violent. 
Les générations nées après la seconde guerre mondiale croyaient peut-être naïvement que le nouvel ordre mondial fondé sur le droit international, l’équilibre des forces et la dissuasion nucléaire leur permettrait de vivre dans une paix éternelle et dans la prospérité.
Toutes ces illusions sont en train de s’écrouler devant nos yeux.
Pour nos contemporains qui croyaient encore en l’idée de progrès, c’est un choc.
Pour nous Juifs, c’est une histoire ancienne. 
La sécurité et la stabilité qui cessent brutalement, le sol d’un pays amical et accueillant qui se dérobe sous nos pieds à la suite d’un changement politique inattendu, tout cela nous est familier. Nous connaissons tout cela, et le portons dans notre histoire. 
Un exemple ? Sans aller chercher trop loin, plusieurs recueils anciens présentent la même version d’un midrach sur la paracha Chemot.
Ce texte affirme de manière surprenante que, bien que le texte de la Torah dise ויקם מלך חדש על מצריים אשר לא ידע את יוסף, « un roi nouveau se dressa en Egypte, qui n’avait pas connu Joseph », le nouveau Pharaon… était le même que l’ancien !
Comment est-ce possible ?
Comment pourrait-il être nouveau si c’est le même ? Et comment pourrait-il ne pas connaître Joseph si c’est lui-même qui l’a désigné comme son vice-roi ?
C’est l’occasion pour le midrach de nous offrir un récit comme il en a le secret, dans lequel rien n’est historique, mais tout est incroyablement vraisemblable !
« Les grands du royaume vinrent un jour trouver Pharaon pour lui demander de s’en prendre aux juifs qui étaient devenus trop nombreux à leur goût, et avaient pris trop d’importance. Il leur répondit [chotim] « bande d’imbéciles ! Ils ont pris nos affaires en mains et nous gouvernent tellement bien que sans Joseph vous ne seriez pas en vie aujourd’hui, et vous voulez vous en prendre à eux ?! » Il fit face à la révolte, mais on le déposa de son trône et il fut éloigné du pouvoir pendant trois mois. A la fin de cette période, il finit par leur dire « j’accepte vos conditions » pour qu’on lui permette d’accéder à nouveau au trône. C’est pourquoi le texte dit « Un nouveau roi s’est dressé » … »
Je répète que ce midrach n’a pas pour ambition de proposer un récit historique, mais il explique en accentuant sa gravité comment Joseph et son histoire ont pu être ignorés du nouveau roi. C’est un oubli volontaire, une occultation consciente et assumée pour des raisons politiques !
Vous comprenez pourquoi je vous cite ce texte aujourd’hui, en vous disant qu’il résonne terriblement avec l’actualité.
Et pour terminer par là où j’ai commencé, sur les deux noms différents du livre que nous ouvrons ce chabbat, je dirai simplement à nouveau que les deux doivent nous interpeller.
L’Exode, pour dire que peu importe ce que nous réserve l’avenir, nous en sortirons. 
Et Les noms, pour dire qu’en sortant, nous ne devrons oublier personne.
Chabbat chalom, et à la semaine prochaine !</description>
      <content:encoded><![CDATA[<p>Rabbin David TOUBOUL</p>
<p>Bonjour à tous, et heureux de vous retrouver après une interruption de quelques semaines.</p>
<p>Ce chabbat coïncide avec l’ouverture d’un nouveau livre, une nouvelle histoire, qui est à la fois la suite chronologique de la précédente tout en étant une histoire indépendante, avec des héros nouveaux, et ses propres unités de temps et de lieu.</p>
<p>Les titres que portent ce livre, le deuxième dans l’ordre de lecture de la Torah, méritent qu’on s’y attarde. </p>
<p>En hébreu, il s’appelle le livre des Noms (Chemot). Non seulement parce que c’est le premier mot du texte (en exceptant la préposition qui l’introduit), mais surtout parce que le sujet du premier chapitre est de compter la famille, la tribu venue s’installer en Egypte. </p>
<p>Et de les nommer. </p>
<p>Pour bien exprimer le fait que le peuple qui fait plonger ses racines et son identité dans ces textes ne se pense pas comme une entité monolithique, héritier de caractéristiques spécifiques issus d’un ancêtre unique. Non, l’identité du peuple des bné Israël est faite du mélange, de l’alliage entre douze personnalités, douze expériences, douze modalités, qui, bien que différentes, rivales, parfois opposées et en conflit, parviennent à s’unir pour former un peuple nombreux et puissant.</p>
<p>Dans les traductions, le titre de ce livre fait référence au contenu du récit : L’Exode, comme si tous les éléments de détails de la narration n’avaient qu’un seul but : illustrer les circonstances dans lesquelles le peuple hébreu est sorti du pays d’Egypte où ils étaient réduits en esclavage. </p>
<p>Comme une manière de dire que le récit de l’entrée dans ce pays n’est qu’un prélude au récit de la délivrance et de la rédemption.</p>
<p>J’insiste, parce que c’est essentiel : le livre porte deux titres différents. Différents non seulement par la traduction, mais par la signification qu’on lui donne. </p>
<p>Les juifs l’appellent le livre des Noms, en mettant l’accent sur chacune des personnalités qui le composent, et qui constituent son identité.</p>
<p>D’autres l’appellent le livre de l’Exode, pour mettre en exergue l’événement le plus central, fondateur d’une autre composante de l’identité juive : la sortie d’Egypte et la libération de l’oppression et de l’esclavage.</p>
<p>Bien que lisant la Torah en hébreu chaque chabbat, <b>j’affirme aujourd’hui qu’aucun des deux n’a tort</b>, et que les deux noms sont nécessaires à la compréhension du texte. Plus que cela : les deux noms peuvent nous aider à exprimer la <span>מבוכה</span><span>, la perplexité et l’inquiétude face au monde qui change devant nous, et qui devient de plus en plus brutal et violent. </span></p>
<p><span>Les générations nées après la seconde guerre mondiale croyaient peut-être naïvement que le nouvel ordre mondial fondé sur le droit international, l’équilibre des forces et la dissuasion nucléaire leur permettrait de vivre dans une paix éternelle et dans la prospérité.</span></p>
<p><span>Toutes ces illusions sont en train de s’écrouler devant nos yeux.</span></p>
<p><span>Pour nos contemporains qui croyaient encore en l’idée de progrès, c’est un choc.</span></p>
<p><span>Pour nous Juifs, c’est une histoire ancienne. </span></p>
<p><span>La sécurité et la stabilité qui cessent brutalement, le sol d’un pays amical et accueillant qui se dérobe sous nos pieds à la suite d’un changement politique inattendu, tout cela nous est familier. Nous connaissons tout cela, et le portons dans notre histoire. </span></p>
<p><span>Un exemple ? Sans aller chercher trop loin, p</span>lusieurs recueils anciens présentent la même version d’un midrach sur la paracha Chemot.</p>
<p>Ce texte affirme de manière surprenante que, bien que le texte de la Torah dise <span>ויקם מלך חדש על מצריים אשר לא ידע את יוסף</span>, « un roi nouveau se dressa en Egypte, qui n’avait pas connu Joseph », le nouveau Pharaon… était le même que l’ancien !</p>
<p>Comment est-ce possible ?</p>
<p>Comment pourrait-il être nouveau si c’est le même ? Et comment pourrait-il ne pas connaître Joseph si c’est lui-même qui l’a désigné comme son vice-roi ?</p>
<p>C’est l’occasion pour le midrach de nous offrir un récit comme il en a le secret, dans lequel rien n’est historique, mais tout est incroyablement vraisemblable !</p>
<p>« Les grands du royaume vinrent un jour trouver Pharaon pour lui demander de s’en prendre aux juifs qui étaient devenus trop nombreux à leur goût, et avaient pris trop d’importance. Il leur répondit [chotim] « bande d’imbéciles ! Ils ont pris nos affaires en mains et nous gouvernent tellement bien que sans Joseph vous ne seriez pas en vie aujourd’hui, et vous voulez vous en prendre à eux ?! » Il fit face à la révolte, mais on le déposa de son trône et il fut éloigné du pouvoir pendant trois mois. A la fin de cette période, il finit par leur dire « j’accepte vos conditions » pour qu’on lui permette d’accéder à nouveau au trône. C’est pourquoi le texte dit « Un nouveau roi s’est dressé » … »</p>
<p>Je répète que ce midrach n’a pas pour ambition de proposer un récit historique, mais il explique en accentuant sa gravité comment Joseph et son histoire ont pu être ignorés du nouveau roi. C’est un oubli volontaire, une occultation consciente et assumée pour des raisons politiques !</p>
<p>Vous comprenez pourquoi je vous cite ce texte aujourd’hui, en vous disant qu’il résonne terriblement avec l’actualité.</p>
<p>Et pour terminer par là où j’ai commencé, sur les deux noms différents du livre que nous ouvrons ce chabbat, je dirai simplement à nouveau que les deux doivent nous interpeller.</p>
<p>L’Exode, pour dire que peu importe ce que nous réserve l’avenir, nous en sortirons. </p>
<p>Et Les noms, pour dire qu’en sortant, nous ne devrons oublier personne.</p>
<p>Chabbat chalom, et à la semaine prochaine !</p>]]></content:encoded>
      <pubDate>Fri, 09 Jan 2026 09:00:00 +0000</pubDate>
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      <title>Maor Tsour : La 7ème strophe</title>
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      <description>Rabbin David TOUBOUL
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      <content:encoded><![CDATA[<p>Rabbin David TOUBOUL</p>
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      <pubDate>Fri, 19 Dec 2025 09:00:00 +0000</pubDate>
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      <title>Les six lumières</title>
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      <content:encoded><![CDATA[<p>Rabbin David TOUBOUL</p>
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      <pubDate>Fri, 12 Dec 2025 09:15:00 +0000</pubDate>
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      <title>Pour une relecture militante</title>
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      <description>Rabbin David TOUBOUL
Bonjour à tous,
J’ai souvent, ici même, polémiqué contre la pensée woke et ses excès. Les démonstrations de vertu dégoulinantes de bonnes intentions, les culpabilités collectives, les concepts fumeux dans lesquels on voit du racisme et du sexisme « systémiques » partout dans la société, les accusations publiques sans contradiction, les relectures de l’Histoire, les déboulonnages de statues, tout cela était suffisamment ridicule et absurde avant de se fourvoyer et discréditer totalement au nom d’une « convergence des luttes » qui voudrait qu’on ne dénonce pas les crimes d’un « racisé » sous prétexte de ne pas alimenter le racisme.
Ce qui n’est ni plus ni moins que du racisme.
Et pour finir la non-dénonciation ou la négation des crimes commis par le Hamas au nom de la soi-disant solidarité avec la lutte du peuple palestinien… tout cela n’est pas ma tasse de thé philosophique, idéologique, sans même parler de politique.
MAIS (car oui, il y a un mais) j’estime néanmoins que cette vague de bien-pensance un peu niaise, brouillon et anarchique possède aussi ses bons côtés.
La lutte contre l’homophobie, malgré ses excès, est devenue aujourd’hui un acquis dont notre société peut s’enorgueillir. Je suis assez vieux pour avoir connu un temps où les discriminations et les insultes contre les homosexuels étaient monnaie courante et n’étaient pas punis par la loi. Si l’éveil des consciences face à cette injustice a été possible, on doit le mettre au crédit de la vague appelée « pensée Woke ».
J’ajoute que le renouveau du féminisme, et de la lutte contre les inégalités salariales rentrent aussi dans cette catégorie.
Il en va de même pour la lutte contre les VSS (les violences sexistes et sexuelles). Si par différents moyens on lutte contre l’insécurité des femmes, le harcèlement de rue, les violences conjugales, le sentiment d’impunité face aux agressions sexuelles et au viol, MALGRE SES EXCES (et je sais que je ne vais pas me faire que des amis, peut-être qu’un rabbin ne devrait pas dire ça, mais je l’assume) MALGRE SES EXCES, le mouvement Woke pourra dire qu’il a eu des effets positifs sur la société.
Toute cette longue introduction pour vous parler… de la paracha de la semaine, Vayichlah. Dans laquelle on trouve un épisode douloureux et peu glorieux de la Torah. Le viol d’un personnage féminin discret et énigmatique : Dina, la sœur des douze frères. 
La seule sœur de la fratrie !
Je n’ai pas le temps, dans ce format, d’analyser tous les détails de l’histoire, mais disons simplement que dans cette histoire, il y a une victime et un agresseur. Et que de manière malheureusement assez « classique », dans la Torah écrite comme orale, c’est la victime qu’on blâme et qu’on rend responsable de ses malheurs, alors que l’agresseur est puni non pas pour son forfait vis-à-vis de la femme, mais parce qu’il a déshonoré une famille d’hommes. 
Dans le Midrach (Berechit Rabba), Dina est coupable d’avoir voulu sortir pour voir les filles du pays ce qui est considéré un comportement inconvenable pour une jeune fille. On lui invente aussi un manque de pudeur, dont le texte ne fait pas état. Ou encore elle n’est que l’instrument sur lequel s’abat une punition destinée à ses parents !
Tout cela était peut-être supportable à certaines époques et dans certaines aires géographiques. 
Ça ne l’est plus aujourd’hui. 
Ça ne doit plus l’être. 
On ne doit plus enseigner, à la synagogue, dans les Talmudé Torah, dans les écoles juives, que Dina est coupable d’avoir été violée car la place d’une femme est à la maison, qu’elle ne doit jamais sortir seule, ou en tenue légère.
On doit enseigner que les seuls vrais coupables dans les affaires d’agression sexuelle sont… LES AGRESSEURS. 
Et que les victimes, hommes, femmes ou enfants, doivent être entendues, soutenues, aidées, et qu’elles méritent que leur soit rendu JUSTICE (tsedek).
Car, et c’est je crois la principale leçon de la paracha, si les victimes ne rencontrent que passivité et silence de la part de l’entourage et de la société, on ne doit pas compter sur l’oubli ou le pardon. 
On ne peut que s’attendre, tôt ou tard, à une explosion de violence.
Chabbat chalom, et à la semaine prochaine !
</description>
      <content:encoded><![CDATA[<p>Rabbin David TOUBOUL</p>
<p><span>Bonjour à tous,</span></p>
<p><span>J’ai souvent, ici même, polémiqué contre la pensée woke et ses excès. Les démonstrations de vertu dégoulinantes de bonnes intentions, les culpabilités collectives, les concepts fumeux dans lesquels on voit du racisme et du sexisme « systémiques » partout dans la société, les accusations publiques sans contradiction, les relectures de l’Histoire, les déboulonnages de statues, tout cela était suffisamment ridicule et absurde avant de se fourvoyer et discréditer totalement au nom d’une « convergence des luttes » qui voudrait qu’on ne dénonce pas les crimes d’un « racisé » sous prétexte de ne pas alimenter le racisme.</span></p>
<p><span>Ce qui n’est ni plus ni moins que du racisme.</span></p>
<p><span>Et pour finir la non-dénonciation ou la négation des crimes commis par le Hamas au nom de la soi-disant solidarité avec la lutte du peuple palestinien… tout cela n’est pas ma tasse de thé philosophique, idéologique, sans même parler de politique.</span></p>
<p><span>MAIS (car oui, il y a un mais) j’estime néanmoins que cette vague de bien-pensance un peu niaise, brouillon et anarchique possède aussi ses bons côtés.</span></p>
<p><span>La lutte contre l’homophobie, malgré ses excès, est devenue aujourd’hui un acquis dont notre société peut s’enorgueillir. Je suis assez vieux pour avoir connu un temps où les discriminations et les insultes contre les homosexuels étaient monnaie courante et n’étaient pas punis par la loi. Si l’éveil des consciences face à cette injustice a été possible, on doit le mettre au crédit de la vague appelée « pensée Woke ».</span></p>
<p><span>J’ajoute que le renouveau du féminisme, et de la lutte contre les inégalités salariales rentrent aussi dans cette catégorie.</span></p>
<p><span>Il en va de même pour la lutte contre les VSS (les violences sexistes et sexuelles). Si par différents moyens on lutte contre l’insécurité des femmes, le harcèlement de rue, les violences conjugales, le sentiment d’impunité face aux agressions sexuelles et au viol, MALGRE SES EXCES (et je sais que je ne vais pas me faire que des amis, peut-être qu’un rabbin ne devrait pas dire ça, mais je l’assume) MALGRE SES EXCES, le mouvement Woke pourra dire qu’il a eu des effets positifs sur la société.</span></p>
<p><span>Toute cette longue introduction pour vous parler… de la paracha de la semaine, Vayichlah. Dans laquelle on trouve un épisode douloureux et peu glorieux de la Torah. Le viol d’un personnage féminin discret et énigmatique : Dina, la sœur des douze frères. </span></p>
<p><span>La seule sœur de la fratrie !</span></p>
<p><span>Je n’ai pas le temps, dans ce format, d’analyser tous les détails de l’histoire, mais disons simplement que dans cette histoire, il y a une victime et un agresseur. Et que de manière malheureusement assez « classique », dans la Torah écrite comme orale, c’est la victime qu’on blâme et qu’on rend responsable de ses malheurs, alors que l’agresseur est puni non pas pour son forfait vis-à-vis de la femme, mais parce qu’il a déshonoré une famille d’hommes. </span></p>
<p><span>Dans le Midrach (Berechit Rabba), Dina est coupable d’avoir voulu sortir pour voir les filles du pays ce qui est considéré un comportement inconvenable pour une jeune fille. On lui invente aussi un manque de pudeur, dont le texte ne fait pas état. Ou encore elle n’est que l’instrument sur lequel s’abat une punition destinée à ses parents !</span></p>
<p><span>Tout cela était peut-être supportable à certaines époques et dans certaines aires géographiques. </span></p>
<p><span>Ça ne l’est plus aujourd’hui. </span></p>
<p><span>Ça ne doit plus l’être. </span></p>
<p><span>On ne doit plus enseigner, à la synagogue, dans les Talmudé Torah, dans les écoles juives, que Dina est coupable d’avoir été violée car la place d’une femme est à la maison, qu’elle ne doit jamais sortir seule, ou en tenue légère.</span></p>
<p><span>On doit enseigner que les seuls vrais coupables dans les affaires d’agression sexuelle sont… LES AGRESSEURS. </span></p>
<p><span>Et que les victimes, hommes, femmes ou enfants, doivent être entendues, soutenues, aidées, et qu’elles méritent que leur soit rendu JUSTICE (tsedek).</span></p>
<p><span>Car, et c’est je crois la principale leçon de la paracha, si les victimes ne rencontrent que passivité et silence de la part de l’entourage et de la société, on ne doit pas compter sur l’oubli ou le pardon. </span></p>
<p><span>On ne peut que s’attendre, tôt ou tard, à une explosion de violence.</span></p>
<p><span>Chabbat chalom, et à la semaine prochaine !</span></p>
]]></content:encoded>
      <pubDate>Fri, 05 Dec 2025 09:00:00 +0000</pubDate>
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      <title>Fraternité</title>
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      <description>Rabbin David TOUBOUL
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      <pubDate>Fri, 28 Nov 2025 09:00:00 +0000</pubDate>
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      <title>Pour les miracles</title>
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      <description>Rabbin David TOUBOUL
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      <pubDate>Fri, 21 Nov 2025 09:00:00 +0000</pubDate>
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      <title>Un réveil en fanfare</title>
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      <description>"Un réveil en fanfare"
Bonjour à tous,
Une fois de plus, il est très difficile ce matin de se concentrer sur la paracha de la semaine !
Je suis tellement bouleversé…
Je crois que l’expression française qui convient le mieux à ce que nous venons de vivre c’est « un réveil en fanfare ». Dans tous les sens du terme. Puisque c’est en allumant nos radios ou en ouvrant nos téléphones que nous avons appris les incidents qui ont émaillé le concert de l’orchestre philarmonique d’Israël hier soir à Paris.
Je crois parler au nom de tous les auditeurs si je dis que les sentiments que cela éveille en nous sont le dégoût et la colère.
Sur tous les plans, à tous les niveaux.
En tant que français, alors qu’on s’apprête à commémorer les dix ans des attentats de Paris, et du massacre du Bataclan : nous découvrons qu’il se trouve encore des gens en France pour considérer que perturber une manifestation culturelle aussi innocente qu’un concert de musique classique pour exprimer une protestation, quelle qu’elle soit, serait légitime, intelligent, et efficace.
Pour toutes les personnes attachées à l’art et à la culture, qui seront révoltées par cette profanation d’une représentation artistique portée par des dizaines de musiciens dont le métier (le sacerdoce !) est de travailler, répéter, interpréter, une œuvre intemporelle pour toucher l’âme de leurs auditeurs.
Et enfin pour toutes les personnes, juives ou non, attachées à l’Etat d’Israël, à son existence, au rayonnement de sa culture, de ses artistes, et qui souhaiteraient qu’on puisse les aider, parfois, à s’élever, se détacher, s’extirper de la violence, de la guerre, et de la politique, sans être tenus de se justifier, prendre position, ou, c’est le cas de le dire, être instrumentalisés pour un camp ou un autre. 
A ce sujet, les justifications entendues selon lesquelles le chef d’orchestre aurait pris position « contre le massacre de civils à Gaza » sont pour le moins indécentes. 
Ne l’aurait-il pas fait, s’il avait gardé le silence, les appels au boycott, à l’annulation du concert ou ses perturbations en auraient-ils été plus justifiés ?
Tout cela est grotesque, insensé, absurde, et révoltant.
Et qui dit révoltant, dit envie de protester et de se défendre en libérant toute la colère et la frustration contenue depuis deux ans (au moins !)… et céder à la violence.
C’est justement le piège dans lequel nos ennemis cherchent à nous faire tomber.
Se lever, invectiver, injurier, frapper, tabasser est le premier réflexe, le plus immédiat et instinctif pour les spectateurs présents, comme pour ceux, dont je fais partie, qui ont découvert les images ce matin. 
Or transformer une salle de concert en ring de boxe, ou en lieu de bataille rangée, est-ce que ce serait rendre service à notre cause ? Certainement pas.
La chose à faire dans ces moments là est de suivre le conseil d’un sage nommé Ben Zoma, dans les pirké Avot : « eizéhou guibor ? » qui peut estimer qu’il est fort ? « hakovech et yitsro » celui qui domine ses pulsions.
Ainsi, l’attitude a adopter, celle qui nous honore, est celle adoptée par le chef d’orchestre et les musiciens : calme, flegme, dignité, patience, hauteur… et persévérance. 
Attendre patiemment le retour au calme, et continuer à jouer.
Et ne pas jouer comme si rien ne s’était passé. Jouer encore mieux. Avec encore plus de ferveur, de foi, et d’expression.
Jouer de la musique, comme une forme de prière.
Une prière, pour que cette manifestation indigne ne soit qu’un épisode, une petite péripétie sans aucune importance. 
Pour qu’elle ne soit ni un symbole, ni un signe. 
Pour que ce concert ne ressemble pas, un jour, à l’orchestre du Titanic continuant à jouer malgré le naufrage pour éviter la panique des passagers. 
Une prière pour que notre civilisation et notre culture ne coule pas devant cet orchestre impuissant, sabordée ou incendiée par des pyromanes irresponsables.
Chabbat chalom, et à la semaine prochaine !
Rabbin David TOUBOUL
</description>
      <content:encoded><![CDATA[<p>"Un réveil en fanfare"</p>
<p>Bonjour à tous,</p>
<p>Une fois de plus, il est très difficile ce matin de se concentrer sur la paracha de la semaine !</p>
<p>Je suis tellement bouleversé…</p>
<p>Je crois que l’expression française qui convient le mieux à ce que nous venons de vivre c’est « un réveil en fanfare ». Dans tous les sens du terme. Puisque c’est en allumant nos radios ou en ouvrant nos téléphones que nous avons appris les incidents qui ont émaillé le concert de l’orchestre philarmonique d’Israël hier soir à Paris.</p>
<p>Je crois parler au nom de tous les auditeurs si je dis que les sentiments que cela éveille en nous sont le dégoût et la colère.</p>
<p>Sur tous les plans, à tous les niveaux.</p>
<p>En tant que français, alors qu’on s’apprête à commémorer les dix ans des attentats de Paris, et du massacre du Bataclan : nous découvrons qu’il se trouve encore des gens en France pour considérer que perturber une manifestation culturelle aussi <b>innocente</b> qu’un concert de musique classique pour exprimer une protestation, quelle qu’elle soit, serait légitime, intelligent, et efficace.</p>
<p>Pour toutes les personnes attachées à l’art et à la culture, qui seront révoltées par cette profanation d’une représentation artistique portée par des dizaines de musiciens dont le métier (le sacerdoce !) est de travailler, répéter, interpréter, une œuvre intemporelle pour toucher l’âme de leurs auditeurs.</p>
<p>Et enfin pour toutes les personnes, juives ou non, attachées à l’Etat d’Israël, à son existence, au rayonnement de sa culture, de ses artistes, et qui souhaiteraient qu’on puisse les aider, parfois, à s’élever, se détacher, s’extirper de la violence, de la guerre, et de la politique, sans être tenus de se justifier, prendre position, ou, c’est le cas de le dire, être instrumentalisés pour un camp ou un autre. </p>
<p>A ce sujet, les justifications entendues selon lesquelles le chef d’orchestre aurait pris position « contre le massacre de civils à Gaza » sont pour le moins indécentes. </p>
<p>Ne l’aurait-il pas fait, s’il avait gardé le silence, les appels au boycott, à l’annulation du concert ou ses perturbations en auraient-ils été plus justifiés ?</p>
<p>Tout cela est grotesque, insensé, absurde, et révoltant.</p>
<p>Et qui dit révoltant, dit envie de protester et de se défendre en libérant toute la colère et la frustration contenue depuis deux ans (au moins !)… et céder à la violence.</p>
<p>C’est justement le piège dans lequel nos ennemis cherchent à nous faire tomber.</p>
<p>Se lever, invectiver, injurier, frapper, tabasser est le premier réflexe, le plus immédiat et instinctif pour les spectateurs présents, comme pour ceux, dont je fais partie, qui ont découvert les images ce matin. </p>
<p>Or transformer une salle de concert en ring de boxe, ou en lieu de bataille rangée, est-ce que ce serait rendre service à notre cause ? Certainement pas.</p>
<p>La chose à faire dans ces moments là est de suivre le conseil d’un sage nommé Ben Zoma, dans les pirké Avot : « eizéhou guibor ? » qui peut estimer qu’il est fort ? « hakovech et yitsro » celui qui domine ses pulsions.</p>
<p>Ainsi, l’attitude a adopter, celle qui nous honore, est celle adoptée par le chef d’orchestre et les musiciens : calme, flegme, dignité, patience, hauteur… et persévérance. </p>
<p>Attendre patiemment le retour au calme, et continuer à jouer.</p>
<p>Et ne pas jouer comme si rien ne s’était passé. Jouer encore mieux. Avec encore plus de ferveur, de foi, et d’expression.</p>
<p>Jouer de la musique, comme une forme de prière.</p>
<p>Une prière, pour que cette manifestation indigne ne soit qu’un épisode, une petite péripétie sans aucune importance. </p>
<p>Pour qu’elle ne soit ni un symbole, ni un signe. </p>
<p>Pour que ce concert ne ressemble pas, un jour, à l’orchestre du Titanic continuant à jouer malgré le naufrage pour éviter la panique des passagers. </p>
<p>Une prière pour que notre civilisation et notre culture ne coule pas devant cet orchestre impuissant, sabordée ou incendiée par des pyromanes irresponsables.</p>
<p>Chabbat chalom, et à la semaine prochaine !</p>
<p>Rabbin David TOUBOUL</p>
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      <pubDate>Fri, 07 Nov 2025 09:00:00 +0000</pubDate>
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      <pubDate>Fri, 31 Oct 2025 09:00:00 +0000</pubDate>
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      <pubDate>Fri, 24 Oct 2025 08:00:00 +0000</pubDate>
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      <pubDate>Fri, 17 Oct 2025 08:00:00 +0000</pubDate>
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      <title>Voeux pour 5786</title>
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      <pubDate>Fri, 19 Sep 2025 08:00:00 +0000</pubDate>
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      <title>La Téchouva selon Manitou</title>
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      <content:encoded><![CDATA[<p>Rabbin David TOUBOUL</p>
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      <pubDate>Fri, 12 Sep 2025 08:00:00 +0000</pubDate>
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      <title>La Marche de la Mémoire 2025</title>
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      <pubDate>Fri, 05 Sep 2025 08:00:00 +0000</pubDate>
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      <title>Un hommage aux parents de Noé</title>
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      <pubDate>Fri, 27 Jun 2025 08:00:00 +0000</pubDate>
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      <title>Floriane CHINSKY : En finir avec les idées fausses</title>
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      <description>Floriane CHINSKY : En finir avec les idées fausses invitée du Rabbin David TOUBOUL
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      <pubDate>Fri, 20 Jun 2025 08:00:00 +0000</pubDate>
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      <title>Chavouot</title>
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      <pubDate>Fri, 30 May 2025 08:00:00 +0000</pubDate>
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      <title>Entretien avec Eitan SHIKLI, Coordinateur Massorti France</title>
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<p><strong><a href="https://massortifrance.fr/massorti/">https://massortifrance.fr/massorti/</a></strong></p>
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      <pubDate>Fri, 23 May 2025 08:00:00 +0000</pubDate>
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      <title>Une réflexion sur l'accusation de génocide avec Emmanuel LEVINE invité du Rabbin David TOUBOUL</title>
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      <description>Une réflexion sur l'accusation de génocide avec Emmanuel LEVINE invité du Rabbin David TOUBOUL
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      <pubDate>Fri, 16 May 2025 08:00:00 +0000</pubDate>
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      <title>Le pontife Aaron</title>
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      <pubDate>Fri, 09 May 2025 08:00:00 +0000</pubDate>
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      <title>La Méguila de l'indépendance</title>
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      <pubDate>Fri, 02 May 2025 08:00:00 +0000</pubDate>
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      <title>Pirkei Avot Project. Josh WEINER invité du Rabbin David TOUBOUL</title>
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      <pubDate>Fri, 25 Apr 2025 08:00:00 +0000</pubDate>
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      <title>Inscrivez-vous !</title>
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      <pubDate>Fri, 04 Apr 2025 08:00:00 +0000</pubDate>
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      <title>Ruth et Akiva avec Eliora PERETZ</title>
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      <pubDate>Fri, 21 Mar 2025 09:00:00 +0000</pubDate>
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      <title>Zakhor : le 8 mars</title>
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      <pubDate>Fri, 07 Mar 2025 09:00:00 +0000</pubDate>
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      <title>Tradition, égalité et sionisme</title>
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      <pubDate>Fri, 28 Feb 2025 09:00:00 +0000</pubDate>
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      <title>Quelques mots pour eux et pour nous</title>
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      <pubDate>Fri, 21 Feb 2025 09:00:00 +0000</pubDate>
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      <title>Tu ne voleras pas</title>
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      <pubDate>Fri, 14 Feb 2025 09:00:00 +0000</pubDate>
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      <title>Le sionisme est un humanisme avec Philippe BOUKARA</title>
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      <pubDate>Fri, 07 Feb 2025 09:00:00 +0000</pubDate>
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      <title>Un signe de la main</title>
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      <pubDate>Fri, 24 Jan 2025 09:00:00 +0000</pubDate>
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      <title>Le Chabbat des deux titres</title>
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      <pubDate>Fri, 17 Jan 2025 09:00:00 +0000</pubDate>
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